Le courtier en rachat de crédits
Bonjour à tous et bienvenue dans cette newsletter de janvier 2011.
Permettez-moi de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2011.
Ce mois-ci, la newsletter reprend un article que j'ai publié sur différents sites.
Le métier de courtier, trop méconnu, mérite quelques explications.
Je vous en souhaite une bonne lecture.
Pour un crédit, le premier réflexe aujourd'hui reste la banque ou l'organisme financier alors que les courtiers sont là aussi pour vous conseiller, et vous obtenir la meilleur financement en faisant jouer la concurrence.
En effet, en contact avec de nombreuses banques, nous connaissons les taux, les critères, les conditions... Nous préparons votre dossier et le défendons. Bien des idées reçues restent encrées, et votre demande n'est pas toujours la solution idéale pour votre budget et la pérennité de finances saines.
Prendre un revolving par exemple peut s'avérer coûteux, voire entraîner un endettement à long terme. Des consommateurs souscrivent des revolving pour payer les mensualités des premiers revolving, voire même pour faire leurs courses...
Votre banquier peut vous conseiller. Et parfois mieux vaut accepter le refus de votre banque.
Le courtier vous conseille à propos d'un large éventail de solutions bancaires car nous avons tous les partenaires. Si un courtier vous déconseille un achat immobilier, mieux vaut ne pas insister, il a l'habitude de traiter ce genre de demande, faites lui confiance.
Le courtier intervient pour le prêt immobilier. Il recherche le meilleur taux, la meilleure solution. Dans le cadre d'une renégociation de taux également. La majorité des courtiers prend une commission. Mais il faut savoir que les banques nous rémunèrent, quelques uns ne prendront donc pas de commission auprès de leur client, se satisfaisant de la commission bancaire définie par un accord signé entre le courtier et la banque au moment de l'établissement du partenariat. Tout client doit signer un mandat, confirmant qu'il accepte que le courtier recherche pour lui un financement. S'il existe des frais, ils seront alors indiqués sur ce mandat, en totale transparence.
Le courtier intervient aussi pour le rachat de crédits, opération qui consiste à regrouper tous les crédits, pour ne plus avoir qu'une seule mensualité. Les crédits et revolving sont repris par une banque spécialisée ou de réseau, sur une durée généralement plus longue dans le but d'obtenir une mensualité plus basse. Le but est de faire baisser l'endettement. Cependant le rachat a bien évolué. Si quelques années auparavant le rachat sauvait des situations très délicates, à ce jour, les critères sont bien plus restreints. Mieux vaut prévenir que guérir !!!
Il ne faut plus attendre d'avoir de rejets, d'impayés, ou de fichage. Cela nuit au dossier qui risque d’obtenir un refus. Avec impossibilité de représenter le dossier dans la banque (spécialisée) pendant 6 mois. Et cette durée est bien longue lorsque l'endettement est lourd. En s'y prenant avant, lorsque les crédits se sont accumulés, que l'endettement devient un peu au dessus des normes, que des difficultés financières se font ressentir (plus d'épargne, moins de loisirs ou de sorties, découvert persistant...) il faut penser à assainir la situation.
Pour cela, le courtier. Qui aura toutes les solutions, y compris votre banque bien entendu, mais au moins la possibilité de comparer, conseiller, et fournir une réponse adaptée. Certaines banques s'engagent à donner un taux plus bas au courtier, (qui porte aux banques du dossier en nombre, qualifié, préparé). Les banques ont aussi des délais plus courts pour les courtiers. Sans oublier qu'un courtier, qui a les adresses de tous ses contacts, peut faire un dossier bien plus rapidement que tout particulier.
Il faut savoir également qu'il est inutile de multiplier les courtiers. Si un courtier a toutes les banques il peut faire le travail et chercher la solution auprès des financeurs. Mais plusieurs courtiers, c'est le risque de doublon, perte de temps, de confiance. Il est alors préférable, de faire soi même toutes les démarches (auprès des banques). Généralement les tarifs des courtiers sont proches. Pour un crédit immobilier, vous avez 1% du montant financé, le plus souvent, parfois des forfaits, et plus rarement, pas de frais. Pour un rachat, en consommation, c'est 5 % du montant financé. Un rachat hypothécaire de 4 à 8 % en moyenne. Mais là aussi 5 % reste la règle. Ces frais sont négociables, pour un crédit immobilier, et rachat hypothécaire. Mais bien souvent ne le sont pas pour un rachat en consommation. De même vouloir multiplier les courtiers pour pouvoir négocier le taux de rachat serait inutile. Aucune banque spécialisée en rachat ne négocie. Les taux sont fermes. Se sont les solutions éventuellement qui sont multiples, mais là aussi un courtier, pour bien faire les a toutes. Sachant qu'il y a peu de banques de rachat spécialisées, il serait contre productif de multiplier les demandes. Parfois un dossier, en fonction de son profil n'a qu'une seule solution. En rachat de crédits, c'est le profil qui indique la solution.
Avec le gain que peut vous obtenir un courtier, je pense qu'il est temps de faire évoluer et accepter cette profession. Si le courtier pose bien des questions sur les relevés de comptes, bulletins de salaires... C'est pour mieux connaître le client. Eliminer voire devancer, toute question de la banque.
Il est à noter que peu de demandes de rachat aboutissent. La majorité du temps, se sont des refus. Il est donc primordial de bien présenter le dossier. Et là aussi, un courtier, dont c'est le métier, peut apporter la différence.
Et surtout une BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2011.
Cordialement, Muriel LE NAIN