Le financement de vos projets professionnels
Bonjour à tous et bienvenue dans cette newsletter de décembre 2010.
Au moment des bilans, je tiens à remercier, les banques qui me font confiance en envoyant leurs clients. Les agences immobilières, agents commerciaux, CE, et maîtres d’œuvres. Mes apporteurs qui me soutiennent, et que j’aide aussi par ces financements.
Mais avant tout, merci à mes clients, qui m’écoutent patiemment jusqu’à la délivrance des fonds. Qui répondent à mes multiples questions. Qui me questionnent. Et qui me font confiance, et me permettent de m’épanouir dans un métier que j’aime sincèrement.
Vous m’avez permis cette année encore de poursuivre mon activité. Je vous suis reconnaissante.
Pour cette dernière newsletter de 2010, je vais m’intéresser un peu plus aux professionnels. De plus en plus, artisans, commerçants, professions libérales, créateurs, repreneurs, ont besoin de financement, ou d’un crédit, d’un rachat. Et de conseils. Voici en quelques paragraphes, des points qui sont essentiels. Et j’espère vous aideront.
Pour commencer, il est important de savoir que les dettes personnelles et professionnelles doivent bien être séparées. Si pour beaucoup, c’est une évidence, force est de constater, que pour beaucoup, les comptes sont souvent confus. Apport personnel pour solder une dette professionnelle. Demande de rachat de crédits consommation, et apport pour de la trésorerie professionnelle... Tout cela n’est pas possible et reflète un souci de gestion. Les dettes professionnelles et personnelles sont à séparer.
Lorsque vous créez une activité, et que vous avez besoin d’un financement financier, par un crédit bancaire, il est nécessaire de préparer un prévisionnel, un dossier complet, afin de présenter à la banque le projet, votre solvabilité, votre connaissance du milieu professionnel.
Mieux vaut un apport pour un financement à la création. Voire des garanties.
Même si ouvrir un compte professionnel n’est pas obligatoire selon la profession, prenez un compte dédié uniquement à votre activité. Cela sera plus simple pour votre comptabilité. Plus transparent, et revient à ce que je disais plus haut : ne pas mélanger le financement personnel et professionnel.
Ensuite pour financer votre projet, tout dépend de celui-ci :
- Financement de véhicules professionnels :
- LOA (location avec option d'achat), LLD (location longue durée) ou crédit amortissable, bien des choix se feront à vous. En fonction des banques, du prévisionnel, de votre activité, si vous souhaitez acheter un véhicule à titre professionnel, il faudra, avant d’envisager l’achat, valider la faisabilité, et le meilleur moyen pour vous de financer ce projet.
- Prêt "Matériel" :
- Financement de matériel pour l'exploitation de l’activité, en crédit classique, crédit bail ou location financière.
- Prêt Immobilier :
- Financement des locaux de votre activité, en crédit classique ou crédit bail. Refinancement de locaux propriétés de l'entreprise ou d'une SCI.
- Prêt "Fonds de Commerces" :
- Prêt à moyen terme en crédit classique pour financer l'acquisition d'un fonds de commerce ou le rachat de parts sociales d'une société.
- Prêt financement trésorerie :
- Prêts à court terme destinés à financer le besoin de fonds de roulement de la Société.
- Prêt "Marchands de biens" :
- Prêt moyen terme pour financer une opération d'acquisition immobilière par un marchand de biens professionnel.
- Affacturage :
- Mise en place d'une ligne de financement souple et non plafonnée pour permettre le développement de l'activité en transférant la gestion du poste clients.
Autant de besoins, et en face, de nombreuses solutions. Pas uniquement par le nombre de partenaires proposant ces solutions. Car chaque banque peut vous proposer plusieurs solutions. Aussi, il est important, je le répète de bien préparer le prévisionnel avant tout projet. De le présenter à la banque. Souvent celle-ci demande que le projet soit validé par un comptable. Et justement le comptable ? En faut il un ? Il n’est pas obligatoire. Je vous le conseille. En effet, non seulement, vous serez un peu déchargé de ce poste très prenant, mais les conseils sont parfois précieux, judicieux... Là aussi il est parfois vital de bien choisir son comptable. Une erreur banale peut mettre en péril toute votre activité. Alors imaginez sans ses conseils avisés !!!
Vous aurez la possibilité également de faire appel à des prestations d’experts comptables.
Il est conseillé, même si vous n'avez pas d'expert-comptable, de vous inscrire dans un organisme de gestion agréé pour bénéficier de l'abattement de 20%.
En vous inscrivant, le CFE, vous donne la liste des organismes auprès desquels vous allez cotiser. N’oubliez pas dès la première année de mettre de côté dès que possible. Ainsi, vous pourrez faire face dès les premiers appels de cotisations. Les cotisations sont lourdes. Et concernent tout le monde.
Chaque organisme a aujourd’hui un site internet. Mieux vaut bien préparer cela avant pour éviter tout soucis par la suite, qui devient vite une tracasserie longue, fastidieuse à régler.
Lorsque vous choisissez un statut, sachez que votre chiffre d’affaire par exemple, peut en changer la nature. Ainsi un auto entrepreneur qui dépasse le chiffre d’affaire maximum prévu, se verra automatiquement basculer, en régime micro entreprise. Là aussi soyez vigilants, et prévenus. Un comptable peut vous guider. Les brochures de l’organisme qui vous inscrit lors de votre création, indiquent cela. Il est nécessaire de bien les lire.
Loin de moi l’idée ou l’envie de faire un cours pour vous indiquer comment devenir entrepreneur. Quelques notions, un partage, c’est là mon but.
Je propose des crédits professionnels. Mes partenaires sont les banques de réseau principalement.
Pour information, voici une liste type de documents à fournir pour un crédit professionnel, et la fiche à remplir.
Vous souhaitant à tous et toutes de très bonnes fêtes de fin d’année.
Très cordialement, Muriel LE NAIN